Dépasser la peine et l'angoisse
On réagit tous différemment lorsqu’on apprend qu’on a une maladie chronique. Quel est votre truc pour vous sortir du cercle infernal de remise en question, de dépression ? Venez en parler dans le forum ! Surtout messieurs, vous allez sûrement trouver que ce sont des trucs de femme...c'est bien involontaire mais je ne peux pas penser comme un gars! Alors venez donner vos trucs !

Le phoenix renaît de ses cendres. Vous connaissez l’analogie ? Harry Potter l’a un peu popularisée…le phoenix est un oiseau mythique qui vit un cycle de 600 à 800 ans. À la fin de sa vie, il se construit un nid de brindilles de cannelle. Le nid et l’oiseau prennent feu (ça doit sentir un mélange de poulet rôti et cannelle rôtie hahaha). Donc, l’oiseau meurt, un nouvel œuf apparaît et l’oiseau renaît.

Après le choc du diagnostic, on passe à travers plusieurs phases de deuil. Éventuellement et idéalement on se rend à l’étape d’acceptation de la maladie qui est en quelque sorte une renaissance. Ça ne veut pas dire qu’on va accepter la maladie à 100%, mais la clé ici c’est que vous passez du mode passif – subir la maladie – au mode actif – faire quelque chose pour vous libérer de la négativité.

Petit article pour parler d’avenues de guérison du coeur et …pourquoi pas…idées pour m’aider pour le Café colite si le cœur vous en dit .

Briser l’isolement : recontrer des gens qui ont cette maladie, s’informer et participer à des rencontres de groupes de soutien

Bon, vous êtes déjà ici, c’est que vous avez déjà un peu choisi ces solutions. Sachez que dans les grands centres urbains il y a de vrais groupes de soutien, demandez à votre gastro-entérologue. Parfois aussi, lorsqu’on vient de recevoir le diagnostic, le gastro-entérologue peut nous proposer de parler à quelqu’un qui a vécu une expérience similaire à la nôtre (téléphone ou en personne). Ça permet d’exprimer nos craintes et de briser notre solitude.

Le journal intime

Des fois on n’a personne à qui parler ou personne en qui on a vraiment confiance. Le papier ne nous juge pas ! Des fois mettre nos émotions par écrit a un effet très libérateur. On se relit, on revit notre peine – des fois ça prend ça pour bien assimiler nos émotions – ou bien on en rit parce qu’avec le recul on se trouve un peu ridicule, bref peu importe ça fait du bien.

Le journal moins intime

Le blog (blogue) est le nouveau penchant technologique du journal, sauf qu’il n’a rien d’intime puisque les internautes peuvent le voir! Si cette avenue vous intéresse, je vous suggère le site Blogger.com qui est gratuit. Si vous voulez partager votre expérience de colite, il me fera plaisir de faire un lien vers votre page à partir du Café colite.

Pour ceux qui sont plus aventureux et moins timides, il y a aussi le vidéo blog. Vous enregistrez vos commentaires sur YouTube, par exemple. Belle façon de partager de ce que vous vivez avec le monde entier ! Très peu de francophones ont parlé de leur colite, qui sait vous aiderez peut-être des gens à comprendre un peu la maladie.

Découvrez l’artiste en vous

Vous seul avez la clé qui décode vraiment votre œuvre, mais la peine, l’angoisse ou votre nouvelle joie de vivre s’y trouve bel et bien. J’ai connu des gens qui se sont libérés par la peinture, par la sculpture. Pas besoin de talent pour s’y adonner. Ça permet de passer à autre chose.

Note : si vous être un écrivain dans l’âme j’aimerais bien moi avoir un livre pour donner aux enfants, qui explique avec humour comment les enfants doivent s’adapter à leur maladie ou encore comment ils perçoivent la maladie d’un parent malade. Plus de détails dans le forum.

Ré-orienter sa carrière

Après avoir vécu un si gros choc il se peut qu’on remette en question notre choix de carrière. Des fois c’est la goutte qui fait déborder le vase, on décide qu’on n’a jamais aimé le domaine dans lequel on travaille, on réalise que la vie est trop courte. Le changement, ça donne des ailes. On met nos énergies à quelque chose de positif, qui nous passionne vraiment.

Essayer de nouvelles choses

Après des semaines, des mois à être enfermé dans la maison par peur de ne pas trouver de toilettes à temps, on peut ressentir le besoin de faire peau neuve. Quelques exemples :

Changer de style de coiffure, de style vestimentaire peut suffire à illuminer un peu notre quotidien. Des bas à carreaux et à rayures ? Une nouvelle cravate fluo, pourquoi pas !

Je parlais à quelqu’un qui avait vécu l’annonce d’une maladie sérieuse et son psychologue lui avait dit : « Tu es un gars d’habitude toi. Tu es trop sérieux. Essaie de faire chaque jour quelque chose que tu ne ferais jamais ordinairement. Prend un chemin différent, parle à des nouvelles personnes, marche d’un pas différent ». Pour l’avoir essayé moi-même, j’ignore pourquoi ça fait une différence, mais ça aide ! Quand on se prend moins au sérieux ça change le mal de place.

Essayez de nouveaux loisirs, des choses farfelues, des choses que vous avez toujours rêvé de faire.

Bénévolat

Le mécanisme est étrange, les résultats suprenants. Moi c’est le moyen que j’ai choisi pour tourner cette grossierté absurde qu’est la maladie dans ma vie en quelque chose de plus positif. Je me souviens d’avoir lu un passage de livre une fois qui disait : « quand vous vous sentez le cœur à moitié vide, la meilleure façon de le remplir de bonheur est d’aider les autres ». En fait l’énergie déborde quand on sent qu’on peut aider quelqu’un, quand on fait partie d’une communauté qui nous comprend entièrement.

Ça peut se faire de façon formelle – par exemple la FCMII cherche toujours des bénévoles. Ça peut se faire à plus petite échelle bien sûr – visiter des malades à l’hôpital, être une personne-ressource pour parler de la maladie aux nouveaux diagnostiqués (parlez-en à votre gastro-entérologue), juste venir sur ce forum et discuter avec les autres, participer à des levées de fonds, les possibilités sont infinies.

Sur ce, je souhaite à votre cœur un prompt rétablissement. La vie est trop courte et trop précieuse pour rester dans le noir.
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